Bienvenue sur Her-Unspoken !

Bienvenue sur Her-Unspoken !







« Un chuchotement. Une voix masculine voluptueuse. Un ténor envoûtant. Un ton chimérique. Des paroles mielleuses. Une ritournelle. Chaque mot résonnant comme un leurre. Un mirage qui mène à l'obsession, à la solitude. Un renoncement à l'aveu. Suite à l'incompréhension, le silence prédomine. Il est le seul, l'unique, semblable à un poison dans le cerveau. Des pensées enfermées en espérant qu'elles se perdent. La folie finira-t-elle par l'emporter, comme la mer engloutît tout ce qui s'y perd ? Existe-t-il une issue de secours face au spectre qui est l'hôte de Yude ? »


« Le plus grand péché est de ne pas y croire. »








Voici le nouveau Synopsis !
Qu'en pensez-vous ?
Début à 300 coms.






!New! Chapitre 1 // Partie 3 (Page 1)

!New! Générique
















# Enviado el jueves 11 de junio de 2009 15:40

Modificado el sábado 28 de noviembre de 2009 14:09

« Celui qui aime s'efforce nécessairement de se rendre présent et de conserver la chose qu'il aime. » Baruch Spinoza

.


_____Saison des couleurs chaudes, chatoyantes, de la grâce des feuilles ayant perdu leur chlorophylle qui tombent en poésie sur le sol, de la cueillette des champignons, des poires ou des noisettes, l'automne relève de la magie de la nature. L'astre du jour dégage ses rayonnements à travers le ciel parsemé de nombreux nuages tenant un ton grisâtre, pareils à des masses de poussières. Quelques flaques difformes occupent le long des trottoirs. Les balançoires s'élèvent dans les airs laissant résonner les rires des personnes qui s'y distraient. Des enfants radieux courent dans les jardins tapissés de feuillages bruns, orangés, jaunes et rouges ; en toute innocence ils s'égaient à se les jeter les uns sur les autres. Une brise fraîche et légère heurte les joues rosies des passants. Les belles journées ensoleillées sous des températures estivales sont terminées, l'été s'est désormais retiré dans la plus tendre simplicité.
_____Il y a des récits, des romans qui vous transpercent, vous traversent et éclairent votre vie d'une intime lumière. Se jouant par des drames, des comédies, des romances, les destins hétéroclites de leurs personnages vous accrochent le c½ur de tendresses et de fantaisies. Votre être est rempli d'une douce et agréable solitude que seul le rêveur perdu au milieu des lignes encrées possède. Saisi par la syntaxe, la kyrielle variée des termes, il est transporté au sein même de l'histoire ne laissant rien du monde réel le divertir. Les mots l'aspirent dans l'univers de la littérature et le garde prisonnier de ses lexies.
_____Vêtue d'un jogging et d'un pull en cachemire gris, une jeune femme découvre pour la première fois la légende celte de « Tristan et Iseult » ; du preux et vaillant guerrier Cornouaillais ainsi que de la plus belle des femmes aux cheveux d'or, qui tout deux se sont pris au piège de l'amour, les menant peu à peu à leur perte. Un autre genre de « Roméo et Juliette ». Accompagnée des mélodies de Bach, Yanni ou Pachelbel, la paisible femme, avec grande imagination, laisse ses idées prendre des tournures de toutes sortes, aussi inimaginables soient-elles. Elle guette l'heure et voit les minutes s'écouler avec ses quelques rêveries sur l'horloge accrochée au pilier en bois du grenier. La pluie commence à tambouriner sur le rebord de la fenêtre en forme de losange. Refermant soigneusement l'ouvrage qu'elle tient entre ses mains, la demoiselle s'approche de la surface vitrée pour observer le paysage qui s'offre à elle, avec une pointe de mélancolie nouée au creux de la gorge. Les gouttes se laminent minutieusement sur le sol ; certaines s'attachent aux branches nues des arbres tandis que d'autres nichent sur les feuilles mortes. Le soleil disparaît derrière le bois qui se trouve en contrebas de la maisonnette où demeure la jeune femme. Elle regarde ce spectacle avide d'émerveillement, touchant du regard l'éphémère d'un instant sans temps. Le goût de l'inconnu se déploie en elle, comme une douce prière, un frémissement inaudible.
_____Chacun de nous possède en soi un brin de naïveté et de candeur. Cela fait-il de nous de parfaits ignorants ? Chaque être humain est maître de son destin ; à nous d'écrire notre propre histoire, de noircir les pages blanches du cahier de notre existence. Nous sommes les héros de notre vie. Les étoiles sont là pour illuminer nos instants de doutes et nous guider vers le droit chemin, celui que notre destinée choisira. Cependant, si notre étoile vient à mourir, saurons-nous nous relever de nous-mêmes et avancer sans crainte, avec la foi dans notre esprit ?

« Souvent, il rassemblait son courage, comme fait un prisonnier cherchant à s'évader, et il se répétait : Change ton désir, aime et pense ailleurs ! Mais le lacet du veneur le serrait de plus en plus, cite mot pour mot la jeune Yude, qui animée par sa lecture précédente, laisse le désarroi du héros s'imprégner d'elle. »

_____La musique se tait laissant un silence de plomb régner dans la pièce, à présent dans une demi-pénombre. Les ombres qu'émet la lune gibbeuse croissante dansent au rythme de l'air aphasique. Un calme semblable à un torrent de paix, de sérénité et de quiétude, à la peinture duquel on esquisserait tous les mots plus fort que le silence. Des murmures que l'on croirait fusionnés par le souffle du vent parcourent la pièce d'un parfum impur mais tellement chétif et fragile. Un ballet cabalistique qui meurt en une décence féerique.
_____Comme venu de nul part, une mélodie de violoncelle envoûte les lieux, saignant ses plaintes et lamentations au son grave, gravissant ensuite les notes aiguës. On dit souvent que c'est l'instrument le plus proche de la voix humaine. A bien y prêter oreille, on distinguerait des gémissements tels des doléances.
_____Yude se redresse furtivement et avance vers la stéréo, qui contre toute attente ne diffuse aucun son. La jeune femme est stupéfaite. Ses yeux roulent autour de la pièce. Rien. Elle sent son sang s'embraser, incendiant sa chair. Au plus profond de son être, elle perçoit un étrange sentiment l'emplir de tout son corps. Un sentiment vif, doux, passionné et tendre. Jamais quelque chose d'aussi délicat ne s'était introduit en elle. Elle tressaille d'un mouvement convulsif semblable à celui qui échappe aux lecteurs rêveurs nocturnes quand un bruit inattendu vient les détourner d'un songe fécond, au milieu du silence de la nuit, lorsqu'une voix aguichante et ensorcelante tinte au creux de son oreille.

« Aide-moi, susurre-t-elle. »











Chère(s) Lectrice(s)
Me revoilà :)
Je suis désolée d'avoir arrêter brusquement mais cela ne me plaisait plus.
L'idée principale est toujours la même, cependant il y a pas mal de changements.
Alors, aimez-vous cette nouvelle version ?
Cette partie n'est pas très longue, c'est un peu comme un prologue en faite, une mise en bouche :)
J'espère que malgré tout vous me resterez fidèles, et que vous apprécierez ce changement. ♥
J'attends des avis constructifs s'il vous plaît !







.
« Celui qui aime s'efforce nécessairement de se rendre présent et de conserver la chose qu'il aime. » Baruch Spinoza

# Enviado el martes 16 de junio de 2009 16:24

Modificado el lunes 02 de noviembre de 2009 04:34

Partie Deux. Chapitre Un.

Partie Deux. Chapitre Un.
.

_____Yude est submergée par ce timbre envoûtant, à la voix cotonneuse et fluctuante. Le seul horizon qu'elle puisse percevoir est un vide semblable à un gouffre qui la prive de toute réflexion, de tous ses sens. Ses yeux se perdent dans l'obscurité de la nuit que procure la minuscule fenêtre de la grange et d'où provient une fine clarté qui éclaire le plancher de la pièce. Le liquide à l'intérieur de ses veines brode d'inépuisables arabesques, ballonnés, pirouettes et soubresauts. Ses pensées reposent taciturnes durant un instant qui semble privé de temps, comme si les secondes et les minutes se sont arrêtées sous l'asthénie, s'éternisant à long flot, tel l'entracte pendant une pièce de théâtre ou une représentation artistique. Une odeur apaisante et fusante de fleur d'oranger balaie l'espace de son noble, ensorcelant, rafraîchissant et enchanteur arôme. La jeune femme hume le délicieux parfum et s'en inonde l'esprit. Une vague d'aisance la saisit et écume dans sa raison ; un immense océan d'une étendue salée et piquante. Sa voie ne se trouve plus sur la route principale, et elle est si bien égarée qu'il y a plus de chemins dans sa forêt pensive qu'il n'y en a sur Terre, même dans les endroits les plus secrets.
_____L'averse, toute la nuit, a sonné contre les carreaux et le toit. La mélodie répétitive qu'ont formée les gouttes contre les combles de l'habitation a édulcoré les sensations déboussolées qu'éprouve la sage jeune femme. Un tambourinement incessant, rythmé par les différentes souplesses des perles de la pluie. Les heures se sont écoulées et Yude s'est sentie de plus en plus habitée par un être spectral, surréel et imaginaire. Elle est restée immobile au beau milieu du grenier à s'éprendre d'une présence fantomatique, laissant s'évanouir l'usure du temps sur la comtoise.
_____La jeune femme déverrouille le loquet de la porte et descend dans le jardin, sentir sous ses pieds nus l'humidité de la nuit qui s'est déposée sur les brins d'herbes du jardin. Elle effleure d'un ½il sa maison avant de s'enfoncer dans les bois recouvrant diverses nuances de vert et de marron. Une brume ténue couvre le sol, ainsi invisible. Tout ressemble à une forêt enchantée renfermant ses secrets et ses charmes et dont on n'oserait s'y engager. La notion de temps et de direction n'existe plus au moment même où Yude pénètre à la limite des bois. Elle ignore pourquoi une poussée d'adrénaline la conduit en ces lieux, comme si elle ne contrôle pas le moindre de ses désirs et qu'une force imperceptible la guide au fin fond des immenses arbres qui l'entourent. Une puissance qui la ceinture et l'oppresse tel un monstre introduit en elle jouissant de la situation. Elle frissonne sous la brise matinale qui entremêle ses longs cheveux châtains ondulés et parcourt la blancheur de sa douce peau. Ses pas martèlent la terre, le bruit des feuilles cédant, accompagnant sa marche et répercutant un écho silencieux entre les branches. Des lianes et des racines entravent son chemin et elle tombe, trébuche, vacille, chute, achoppe jusqu'à ce qu'elle parvienne à une clairière du sous-bois où le soleil caresse de ses rayons un point d'eau ; et elle s'assoit près du bord, les pieds se noyant dans l'eau glacée. Elle aime sentir au creux de son ventre se déployer un sentiment d'inquiétude, identique à des tisons qui tourbillonnent et s'envolent comme des lucioles dans les airs. Une fumée éthérée qui de ses nuages de particules solides embrasse les infimes peurs qui grandissent alors ombrageuses. Une sensation vive, pénétrante s'étire le long de sa colonne vertébrale et fait trembler ses mains quand d'une mélodieuse tonalité elle entend des mots, si poétiques, suspendre dans le temps et étendre une tiédeur intime autour d'elle.

« La solitude est très belle quand on a quelqu'un près de soi à qui le dire. Mais si l'on fixe trop longtemps les profondeurs elles finissent par nous aspirer. »

_____Yude sourit en entendant cette élocution et cette articulation divine, d'une beauté égale aux anges. Le son de la voix fluide et délicat ne trahit aucune émotion tant il est utilisé tel un orateur. De son majeur, elle pianote sur la surface de l'eau, songeant à ces savoureuses paroles. Tristan, tel est le nom de l'énigmatique fantôme qui hante ses pensées. Mystérieux comme les cieux, comme tout ce qui compose l'Univers, comme la mort, il n'est que mirage, qu'une question sans réponse. Pour connaître la vérité, il faudrait noircir une centaine de pages de cahier, avec certainement des improbabilités évidentes. Yude a toujours pensé que la vie n'était pas basée sur la rationalité. Il existe des choses bien plus grandes qui nous dépassent de loin, bien plus loin que tous les théorèmes que l'on pourra démontrer et elle n'a pas envie de savoir de quoi il s'agit. Pourrons-nous savoir un jour ce qui se cache derrière la Grande Faucheuse ? Non, inévitablement. La destinée des hommes est commune à tous : mourir et laisser voyager son âme on ne sait où ; pour un autre monde où les défunts continuent d'exister, pour se réincarner sur Terre sous une autre forme, ou pour être une étoile de plus parmi l'infinité de l'Univers ? Les millions d'étoiles qui illuminent notre voûte céleste sans savoir à quel monde elles appartiennent, que représentent-elles vraiment ? Ont-elles une signification définie ? Qui, quel être vivant pourrait répondre à ces interrogations ?
_____Dans les intervalles du silence du vent, Yude sent la respiration harmonieuse du jeune homme synonyme d'un frimas glaçant, enlaçant d'un froid affriolant. Sa présence est la plus somptueuse qui soit, là où aucun mot n'est nécessaire. Elle est la seule que la demoiselle solitaire n'est jamais goûté de sa vie. Elle la tient entre ses doigts si fins, si longs mais comme le sable glisse entre ceux-ci, elle n'est qu'éphémère, cependant suffisante pour savourer une minime once de bonheur. Un bonheur anonyme, inconnu, à la fois si proche et si loin. Un bonheur si simple dont peu de gens profite voulant plus, toujours et encore plus. S'allongeant dans les herbes fraîchement mouillées, les bras reposant au-dessus de sa tête, les yeux clos face à la luminosité du jour, les orteils immergés dans l'étang, la jeune femme laisse ce doux bonheur l'emplir tendrement. Morphée, divinité grecque issue d'une union entre le Sommeil et la Nuit, vient ensevelir Yude de son exquis et long repos dont elle n'a toujours pas bénéficié du crépuscule jusqu'à l'aube grisante de la matinée.
_____Noir. Sombre. Obscur. Ténébreux. Foncé. Amer. Meurtri. Irrité. Blessé. Glacial.
_____Ankylosée, Yude ouvre laborieusement les yeux. Le soleil a atteint son zénith dans le ciel parsemé de haillons de nuages cendrés. Les oiseaux peuplent l'espace sonore de leurs majestueux chants. Toute la chair de la jeune femme, caressée de brises et de lumière, pénétrée des odeurs de l'automne et de la nature, se trouble, comme sollicitée par un invisible et tendre appel, venu de nulle part.
_____Aux côtés de la jeune femme étendue, un minuscule lézard sclérosé l'observe. L'index de Yude se pointe doucement vers la petite bestiole attentive aux moindres mouvements. Au contact des deux corps, en une poignée de secondes, l'animal a disparu. Un sourire fend les lèvres de la jeune femme qui se redresse sur son séant, amusée. Le temps passe et trépasse. Les nuages finissent par masquer le peu de soleil qu'il y a. Une luminosité grisâtre enrobe l'espace de tous ses tons suivie d'une bruine frivole. Les volatiles ont cessé d'émettre leurs sérénades. L'air glace les membres de Yude qui finit par se lever et reprendre le chemin de sa maison. Les battements de son c½ur cognent violemment contre sa poitrine et elle ne conçoit pas les raisons de cette soudaine agitation. Cet état de trouble et d'anxiété, se traduisant par des mouvements désordonnés, continuels et irréguliers enchevêtre son âme. Une forte douleur assène sa tempe inconditionnellement. Un courroux aigre octroie le thorax de la jeune femme, qui sous les maux, oublie sa concentration et en perd ses sens si fort que plus rien n'a lieu d'être, ni ne peut exister autour d'elle. Le néant l'entoure de ses bras rugueux, raides et consistants. Sa raison est éteinte de tous raisonnements concevables.








Chère(s) Lectrice(s),
J'espère que cette seconde partie vous plaît. Il y beaucoup de narration et c'est fait exprès.
Que pensez-vous de cette atmosphère ? De l'héroïne ? De Tristan ?
Je suis un peu déçue de ce chapitre, je me rattraperais pour la suite !
J'attends vos avis
Merci à Vous, mes lectrices de m'être fidèles !
Ainsi qu'à ceux qui me lisent anonymement et à mes Fans ♥

Je vous embrasse. Bises.






.

# Enviado el lunes 22 de junio de 2009 16:19

Modificado el lunes 02 de noviembre de 2009 04:34

Partie Trois. Chapitre Un.

Partie Trois. Chapitre Un.
.


_____Un paysage désertique, un panorama effrayant ; une contrée obscurcie par des halos de nébulosités. La tête lui tourne provoquant une forte céphalée. La jeune femme essaie de tenir son visage entre ses mains mais son corps est raide et ne répond à aucune de ses demandes. Des points noirs et blancs dansent devant ses pupilles encore déguisés par une opacité furtive, au goût amer et apportant une transe qui se déploie dans son être tout entier. Le peu d'air qu'elle puisse respirer est méphitique, agissant comme un poison, s'immisçant dans ses moindres parties corporelles. Le vent, dans d'inaudibles murmures, souffle des suites de mots incompréhensibles mais au chuintement saisissant et effroyable.
_____Noir. Sombre. Obscur. Ténébreux. Foncé. Amer. Meurtri. Irrité. Blessé. Glacial.
_____Yude désire fuir cet endroit inconnu aux allures menaçantes et dantesques ; mais fuir pour aller où ? Elle est fourvoyée. Et si, tout ce qu'elle peut entrevoir en cet instant n'est que relatif au rêve, onirique ? Si la mort se présentait pour la tirer de cet état se traduisant par une fébrile démence, elle la trouverait certainement agréable. Plissant les yeux pour amoindrir la vue qui s'offre à ses yeux, elle distingue au loin une ombre ressemblant fortement à une silhouette humaine. Elle fixe le galbe mystérieux de l'échine qui semble dépourvu de toute énergie vitale. Soudain, à une vélocité ahurissante, une masse noire l'enveloppe. La jeune femme se retrouve privée de tous ses sens : elle ne voit plus, elle ne sent plus, elle n'oit plus, elle ne palpe plus, elle n'éprouve plus aucune sensation. Est-ce donc ça mourir ? Rien. Le néant.
_____Une douleur poignante se fait ressentir entre ses côtes pareillement à si on les lui broyait brutalement, mais elle est incapable d'émettre le moindre son, comme condamnée à vivre cette géhenne en silence. Un enfer scellé de tout sens vraisemblable.

_____« Aide-moi, dit-il. »

_____La pénombre finit par se dissiper ainsi que son affliction à s'atténuer. Du vert lui apparaît, suivi de jaune, rouge et orange. Elle est à même le sol et il s'agit visiblement d'une herbe fraîche parcourue de quelques perles de calice à l'ombre d'un arbre qui laisse sous ses branches s'étendre un magnifique tapis de feuilles mortes.
_____Elle se redresse laborieusement et observe les alentours avant de reconnaître la forêt qui réside en bas de sa demeure. Elle cligne plusieurs fois des yeux pour être certaine qu'elle ne vit pas un songe ; elle se passe la main devant le visage puis elle effectue quelque pincement sur son avant-bras. Elle constate diverses égratignures sur sa frêle peau mais elle ignore totalement leur provenance. Ses pensées ont une couleur d'ataraxie stoïcienne ; en absence de trouble.
_____Les secondes s'écoulent lasses, dans un tempo lent, tempéré et bridé de silences. De multiples frissons parcourent l'épiderme de la jeune fille encore sous un état de torpeur saisissant. Elle ignore une nouvelle fois son appel et reprend les layons qui mènent à sa maison.
_____La porte d'entrée émet un grincement coutumier dont le son se veut rassurant pour Yude qui la referme soigneusement derrière elle. Elle pénètre dans le salon où sa génitrice effectue des mots croisés dans une sérénité absolue. La jeune fille sourit en admirant ce tableau qui inspire la paix et la quiétude. Elle monte doucement les escaliers et accède à la salle de bain. Elle se dévêtit et s'enfonce dans la cabine de douche. L'eau brûlante coule le long de sa peau épousant parfaitement les formes de la jeune fille. Les gouttes courent sur ses bras, ralentissent au niveau de ses reins et reprennent leurs courses aux jambes longilignes avant de s'écraser à ses pieds. Une pluie de tendresse et de discernement.
_____Quatre choses sont belles dans la création selon la jeune fille : la lumière, l'espace, l'eau et le son.
_____Yude se réfugie dans une grande serviette de bain rouge tokyo. Sur la pointe des pieds elle voyage jusque dans sa chambre. Elle s'empare d'un pantalon noir et d'un pull gris. En refermant son placard, elle jette un coup d'½il subreptice au miroir. Elle jurerait avoir aperçu une ombre. Sourcils levés tels les ailes d'un corbeau, elle oscille vaguement. Toute sa chair, caressée de brises imperceptibles, pénétrée des odeurs d'automne se trouble, comme sollicitée par un invisible et affectueux appel.
_____Subitement, une silhouette abstruse nuancée d'un bleu roy soyeux apparaît dans le lointain de la surface miroité. Un jeune homme à la peau légèrement dorée, aux cheveux noirs avec de singuliers reflets grisâtres, aux sourcils clairs et élancés, aux yeux escarboucles très fins, ensorcelants, perçants et ésotériques, aux lèvres fines mais délicatement esquissées, attrayantes et aguichantes ainsi qu'à une attitude acerbe et virile.
_____Yude sent son sang s'embraser, incendiant son corps. Ses yeux se perdent dans la pénombre de la pièce. Sa présence est patente et puissante. Au-delà du réel, elle éprouve une sensation aiguë, une certitude presque physique qu'il existe un autre monde, aux intervalles d'une ronde pluviale.

_____« Ne suis-je pas le miroir qui ne voit pas le miroir ? A la respiration des ailes de papillon, aux moutons célestes des rêves, aux échos entre le soupir et l'entre-soupir, je ne saurais te guider jusqu'à moi. As-tu la moindre idée des difficultés qu'une âme doit braver pour s'unir à un corps ?»

_____Son regard sombre comme la nuit aspire toute sa personne. Yude est vaincue et surmontée par une inclinaison qui l'entraîne malgré elle. Une persistance lui murmure d'une tonalité séraphique que le destin fera d'elle ce qu'il voudra, le vent la mènera jusqu'à son être, l'obscurité fera d'elle ce qu'elle voudra puisqu'elle porte en elle une immense lueur. Ses syntagmes la déstabilise et lui laisse entrevoir un avenir incertain, sur le point de connaître une conversion et une vicissitude fluctuantes.





Chère(s) Lectrice(s)
Mille excuses pour ce retard ! J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop !
Alors en fin de compte, il y a une troisième partie à ce chapitre.
Dîtes-moi ce que vous en pensez ? Ce que vous aimez ?
Et le clos du chapitre vous plaît-il ?
J'attends avec impatience vos avis.
Pour les questions, Rdv à l'article suivant :)

Merci de me rester fidèle. Je vous embrasse ♥
& Bonnes vacances au passage ♥


SUBADAY
(Fiction à lire ^^ )



.

# Enviado el lunes 29 de junio de 2009 09:18

Modificado el domingo 01 de noviembre de 2009 14:44